
Perte de gains maladie PME:
protéger salaires
et cash-flow
L’absence maladie: un risque opérationnel et humain
Sans solution, la charge salariale peut devenir imprévisible.
Un arrêt maladie prolongé met une PME sous double pression: continuité d’activité et charge salariale.
En Suisse, l’employeur a des obligations de maintien du salaire en cas de maladie, dont l’étendue dépend notamment des conditions de travail et du cadre applicable.
Une assurance perte de gains maladie sert à stabiliser cette exposition, protéger les collaborateurs et limiter les tensions internes lors d’absences longues.
Les enjeux se jouent aussi sur la conformité RH: conditions d’entrée, gestion des certificats, délais d’annonce, et coordination avec la LPP si une invalidité est envisagée.
Une solution bien structurée réduit les litiges, sécurise le budget et améliore la qualité du dialogue social.
Trois raisons d’assurer la perte de gains maladie
Du pilotage financier à la sérénité RH, sans complexifier.
Stabiliser le
budget et
le cash-flow

Une couverture bien définie remplace une partie du salaire sur la durée prévue par le contrat.
Cela évite que plusieurs absences longues déséquilibrent la trésorerie.
Le niveau exact, la durée et le délai d’attente varient selon l’assureur et le plan.
Préserver
le climat
social

Quand les règles sont claires, les collaborateurs comprennent mieux ce qui est versé et quand.
La PME peut garder un cadre équitable, même avec des situations sensibles.
Cela limite les incompréhensions et soutient un retour au travail organisé, lorsque c’est possible.
Réduire les
risques RH
et juridiques

La perte de gains maladie n’est pas seulement une question de salaire.
Elle structure la gestion des absences: annonces, documents, échanges avec l’assureur, coordination avec la LPP et parfois l’AI.
Un processus clair protège la PME lors de décisions difficiles.
Ce que couvre une perte de gains maladie, et les pièges à éviter
Les bonnes questions portent sur les définitions, pas uniquement sur le prix.
En Suisse, l’assurance perte de gains maladie est généralement mise en place pour compléter et sécuriser l’obligation de maintien du salaire en cas d’incapacité de travail pour maladie.
Elle n’est pas une assurance sociale fédérale obligatoire au sens strict, mais une solution largement utilisée par les PME, souvent parce qu’elle apporte de la prévisibilité financière et un cadre RH plus stable.
En règle générale, le contrat prévoit le versement d’indemnités journalières pendant une période définie, après un délai d’attente (carence) choisi.
Le pourcentage de salaire remplacé et la durée d’indemnisation varient selon le contrat, tout comme l’inclusion de certains éléments de rémunération (bonus, commissions, allocations) et la manière de traiter les temps partiels ou les fluctuations de salaire.
Il est fréquent que l’assurance soit structurée pour couvrir la phase “avant invalidité”, puis que la coordination avec l’AI et la LPP devienne centrale si l’incapacité se prolonge.
Les points de vigilance commencent par les définitions médicales et administratives.
“Incapacité de travail” peut être appréciée selon des critères et des pièces exigées par l’assureur; la qualité du certificat médical, la description du poste, et l’historique de l’arrêt influencent souvent le traitement.
Les exclusions ou limitations existent: maladies préexistantes non déclarées dans certains cadres, situations liées à un acte intentionnel, et, selon les contrats, des restrictions sur certaines situations particulières.
Il faut également surveiller les obligations de l’assuré (employeur et collaborateur): annonces dans les délais, transmission de documents, respect des mesures de réadaptation ou de suivi médical proposées, et cohérence des informations RH.
Sur le plan financier, la “franchise” se matérialise souvent par le délai d’attente, et des sous-limites peuvent s’appliquer à certains postes de rémunération ou à certaines catégories de personnel.
Pour une PME, choisir le bon niveau de couverture revient à arbitrer entre protection, simplicité et budget.
Un cadre décisionnel utile consiste à se poser, de manière structurée, les questions suivantes: quel est votre profil d’absentéisme et votre dépendance à quelques fonctions clés; quelle part de salaire voulez-vous sécuriser pour maintenir l’équité interne; quelle carence votre trésorerie peut absorber sans stress; comment votre plan s’articule avec la LPP, notamment sur les prestations d’invalidité; et quelles exigences contractuelles ou de politique RH souhaitez-vous respecter.
Ensuite, on teste la cohérence avec des scénarios: un arrêt de trois mois, un arrêt d’un an, plusieurs arrêts simultanés, un retour progressif.
La bonne solution est souvent celle qui évite les “angles morts”, par exemple une catégorie de personnel oubliée, un salaire variable non assuré alors qu’il représente une part importante, ou une carence trop longue au regard de vos obligations internes.
Enfin, la réussite repose sur l’exécution. Il faut des processus simples: un responsable interne identifié, une checklist de documents, un calendrier d’annonces, et une communication factuelle avec le collaborateur.
Mage & associés peut vous accompagner via une analyse de risques, une revue de polices et une clarification des points contractuels, pour que votre perte de gains maladie fonctionne réellement le jour où vous en avez besoin.
Un arrêt long et un retour progressif: l’assurance à l’épreuve
Exemple fictif réaliste, typique d’une PME en Suisse romande.
Exemple fictif réaliste.
Une PME de services B2B à Genève, environ 30 collaborateurs, connaît une croissance rapide.
Une responsable administrative tombe gravement malade et se retrouve en incapacité de travail pendant plusieurs mois.
L’entreprise doit réorganiser la facturation, la paie et le suivi fournisseurs, tout en continuant à assumer une partie des coûts de remplacement.
La déclaration de sinistre est faite rapidement, mais l’assureur demande des éléments précis: certificat médical détaillé, description des tâches, taux d’occupation, salaire de référence et preuves de versement.
Un point devient déterminant: la rémunération comprend une part variable importante, et le contrat d’assurance ne l’intègre qu’en partie.
Sans clarification, le collaborateur s’attendait à un remplacement de salaire plus élevé. La PME structure alors le dossier, documente les composantes de salaire et met en place une communication transparente.
Après la carence prévue, l’assurance verse les indemnités selon les bases assurées. Le médecin autorise ensuite un retour progressif, ce qui implique des ajustements réguliers du taux d’incapacité et des montants versés.
Avec un suivi rigoureux et une coordination avec la LPP pour anticiper une éventuelle invalidité, la situation se stabilise. La leçon pour décideurs est simple: la perte de gains maladie protège vraiment quand les définitions de salaire, les délais d’annonce et le processus RH sont prêts, avant le premier arrêt.

