
Assurance choses PME: protéger stock, matériel et exploitation
Quand le contenu est vital, un sinistre peut stopper la PME
Stock, machines, informatique: la perte est souvent immédiate.
Même sans posséder un bâtiment, une PME possède des actifs essentiels: stocks, machines, mobilier, outillage, informatique, prototypes.
Incendie, dégâts d’eau, vol, bris, panne consécutive: un sinistre sur le contenu peut arrêter la production ou bloquer la facturation.
L’assurance choses PME vise à couvrir les dommages au contenu, selon le contrat, et peut s’accompagner d’une couverture de pertes d’exploitation pour protéger le chiffre d’affaires pendant la remise en état.
Les enjeux sont concrets: valeur à neuf ou valeur actuelle, fluctuations de stock, équipements en leasing, franchises, et obligations de prévention.
À Genève comme en Suisse romande, une assurance choses bien calibrée sécurise la continuité.
Trois risques majeurs sur le contenu d’une PME
Ce qui coûte le plus: remplacement, délai, et perte d’exploitation.
Dommages au stock et aux équipements

Incendie, eau, événements naturels, vandalisme: selon le contrat, l’assurance indemnise le remplacement ou la réparation du contenu.
Le point clé est la valeur déclarée et la manière dont les variations de stock sont traitées.
Vol, effraction
et
disparition

Le vol peut viser du stock, des outils ou du matériel IT.
Les garanties et conditions varient (effraction, sécurité, locaux).
Une bonne police fixe clairement ce qui est requis en prévention et comment prouver la perte.
Pertes d’exploitation après sinistre

Le dommage matériel n’est qu’un début.
Une couverture pertes d’exploitation peut indemniser la marge ou certains frais supplémentaires pendant l’arrêt, selon le contrat.
C’est souvent ce qui protège réellement la PME lorsque la remise en état prend du temps.
Assurance choses: couvrir le matériel, mais surtout préserver l’activité
Les bons choix portent sur la valeur, les scénarios et les preuves.
L’assurance choses PME couvre, en principe, les dommages matériels subis par le contenu de l’entreprise: marchandises, stocks, machines, outillage, mobilier, informatique, parfois installations mobiles, selon la définition du contrat.
Elle s’adresse aussi bien à une PME locataire qu’à une PME propriétaire, et elle devient stratégique lorsque le contenu représente un levier de production ou de vente.
Dans la pratique, le contrat est souvent structuré par événements: incendie, événements naturels, dégâts d’eau, vol avec effraction, vandalisme, bris de machines ou bris d’objets selon options. La couverture exacte dépend du choix de garanties, de la valeur déclarée et des clauses spécifiques liées à votre activité.
Ce que couvre généralement la police inclut le remplacement ou la réparation des biens assurés, selon une base définie (valeur à neuf ou valeur actuelle) et dans les limites contractuelles.
La question de la valeur est déterminante. Une sous-assurance peut réduire l’indemnisation, et une surdéclaration n’apporte pas d’avantage. Pour les stocks, la difficulté est la fluctuation: saisonnalité, pics de volume, produits à forte valeur unitaire.
Certains contrats prévoient des mécanismes adaptés, mais il faut les choisir consciemment. Autre point sensible: les biens en leasing, prêt ou dépôt. Selon les cas, ils ne sont pas automatiquement couverts, ou ils doivent être déclarés.
Les points de vigilance incluent les exclusions fréquentes: usure, défaut d’entretien, dommages progressifs, défaillance logicielle sans dommage matériel, ou événements non garantis.
Le vol est un cas typique où les conditions sont strictes: mesures de protection, type de fermeture, stockage de nuit, alarmes, et preuves d’effraction.
Les dégâts d’eau sont également sensibles, avec des exclusions possibles sur les infiltrations lentes ou les défauts d’entretien. Les franchises varient par événement, et des sous-limites peuvent s’appliquer sur certains biens (valeurs, espèces, prototypes) ou certains frais (déblai, recherche de fuite, mesures d’urgence).
Pour une PME, l’erreur la plus coûteuse est de se concentrer uniquement sur le dommage matériel et d’oublier la continuité. C’est pourquoi une couverture pertes d’exploitation, souvent adossée à l’assurance choses, mérite une analyse sérieuse.
Selon le contrat, elle peut indemniser une perte de marge, certains frais fixes, ou des frais supplémentaires engagés pour continuer à servir les clients (location de matériel, sous-traitance, site temporaire). Là aussi, des délais d’attente, durées maximales et sous-limites peuvent exister.
Choisir le bon niveau de couverture se fait avec un cadre décisionnel simple. Premièrement, établir un inventaire réaliste: valeur du stock en moyenne et en pointe, valeur des machines critiques, valeur du parc IT, et dépendance à quelques équipements.
Deuxièmement, définir vos scénarios d’arrêt: combien de jours pouvez-vous absorber sans produire ou livrer, quelles sont les alternatives, et quel serait le coût de l’interruption.
Troisièmement, sélectionner les garanties pertinentes: vol, eau, bris, transport interne, et pertes d’exploitation, selon votre activité.
Une mini-liste utile consiste à vérifier la base de valeur (neuf ou actuel), les mécanismes de variation de stock, les exigences de sécurité contre le vol, les franchises et sous-limites, et la documentation attendue en cas de sinistre (factures, inventaires, photos, rapports).
Mage & associés peut vous aider à cadrer la valeur et les scénarios, puis à structurer une police lisible et opérable. Une revue de polices et une analyse de risques permettent de s’assurer que la couverture correspond à vos actifs réels, et que vous pourrez prouver et reconstruire rapidement en cas de sinistre.
Vol d’outillage et arrêt de chantier: la preuve fait la différence
Exemple fictif réaliste, typique d’une PME en Suisse romande.
Exemple fictif réaliste.
Une PME de second œuvre en Suisse romande stocke son outillage et une partie de ses matériaux dans un dépôt loué.
Un lundi matin, l’équipe découvre une effraction: plusieurs outils électroportatifs et du matériel spécialisé ont disparu.
L’impact est immédiat: deux chantiers doivent être reportés, car l’entreprise ne peut pas travailler sans ce matériel.
La déclaration de sinistre est faite le jour même.
Les éléments déterminants sont la preuve d’effraction (constat, photos, dépôt de plainte), la liste précise du matériel, et les justificatifs de valeur (factures, numéros de série, inventaires).
La police “choses” inclut une garantie vol avec conditions de sécurité. L’assureur vérifie que les mesures prévues au contrat étaient en place.
En parallèle, la PME active une solution de location temporaire pour limiter l’arrêt, et documente ces frais supplémentaires.
Le dossier se résout de manière réaliste: indemnisation dans les limites contractuelles, application de la franchise, et remplacement progressif du matériel.
La PME profite du retour d’expérience pour renforcer la sécurité du dépôt et mettre à jour son inventaire. Leçon pour décideurs: en matière de vol, la couverture seule ne suffit pas.
La prévention et la qualité des preuves accélèrent l’indemnisation et protègent la continuité d’activité.

