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Garantie de construction: sécuriser vos obligations après réception

Après la réception, le risque “défauts” commence vraiment

Sans garantie, la reprise peut devenir un bras de fer.

Beaucoup de PME pensent que le risque se termine à la réception du chantier.

 

En réalité, les défauts peuvent apparaître après: étanchéité, finitions, installations techniques, dysfonctionnements.

 

Si l’entreprise responsable ne corrige pas ou si elle devient insolvable, le maître d’ouvrage peut se retrouver avec un actif dégradé et des coûts de reprise importants.

 

La garantie de construction, souvent mise en place sous forme de garantie bancaire ou d’assurance de garantie, vise à sécuriser l’exécution des obligations de garantie de l’entrepreneur, selon le contrat et les règles convenues.

 

En Suisse romande, elle est fréquente dans les contrats et appels d’offres, et elle protège la trésorerie du maître d’ouvrage.

Trois avantages majeurs d’une garantie de construction

Une sécurité financière quand le chantier est livré.

Garantir la correction des défauts

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Si un défaut apparaît et que l’entrepreneur ne corrige pas, la garantie peut fournir une sécurité financière pour financer les reprises, selon les conditions.

 

Cela réduit la dépendance à la bonne volonté ou à la solvabilité de l’entreprise.

Remplacer la retenue
de garantie

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Dans certains montages, la garantie permet d’éviter de bloquer du cash en retenue.

 

Le maître d’ouvrage conserve une sécurité, et l’entreprise préserve sa trésorerie.

 

Les modalités dépendent du contrat et des exigences du donneur d’ordre.

Structurer la gestion post-chantier

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La garantie s’insère dans un processus: réception, liste de défauts, délais de correction, preuves.

 

Elle incite à documenter et à traiter les défauts de manière professionnelle, ce qui limite les conflits et accélère la remise en conformité.

Garantie de construction: ce que c’est, et ce que ce n’est pas

Une garantie financière, pas une assurance “dommages-ouvrage”.

La garantie de construction est, dans la pratique suisse, un mécanisme de sûreté financière destiné à sécuriser les obligations de l’entrepreneur après la réception des travaux, notamment l’obligation de réparer certains défauts selon le contrat et le cadre applicable.

 

Elle prend souvent la forme d’une garantie émise par une banque ou une compagnie d’assurance, au bénéfice du maître d’ouvrage. L’idée n’est pas d’assurer “l’ouvrage contre tout”, mais de garantir qu’un montant pourra être mobilisé si l’entreprise ne remplit pas ses obligations de garantie.

 

Pour une PME, cela intervient soit en tant que maître d’ouvrage (vous exigez une garantie), soit en tant qu’entreprise de construction (vous devez fournir une garantie).

Ce que “couvre” une garantie de construction est donc une obligation de paiement, selon des conditions.

 

En général, elle vise le financement de travaux de remise en état liés à des défauts relevant de la responsabilité de l’entrepreneur, dans les limites prévues.

 

La garantie est souvent liée à une durée de validité et à des modalités de libération, alignées sur les clauses contractuelles (règles de dénonciation, réception, périodes de garantie). Les modalités exactes dépendent du contrat, et peuvent être influencées par des normes usuelles dans le secteur.

Les points de vigilance sont déterminants, car le mécanisme est juridique et financier. D’abord, la nature de la garantie: certaines garanties sont “à première demande”, d’autres fonctionnent comme un cautionnement avec des conditions plus strictes.

 

Cette distinction change la rapidité et la facilité d’appel.

 

Ensuite, le bénéficiaire et le périmètre: la garantie doit être émise au bon nom, pour le bon projet, et couvrir le type d’obligations convenu.

 

Troisième point, les exclusions et limites: une garantie ne paie pas pour n’importe quel défaut.

 

Elle est souvent liée aux obligations contractuelles; des défauts d’entretien, des modifications par des tiers ou des usages non conformes ne relèvent pas de l’entrepreneur.

 

Quatrième point, la procédure d’appel: documents requis, notifications, délais, et preuves. Un appel mal formé peut être contesté.

 

Cinquième point, l’impact financier pour l’entreprise qui fournit la garantie: lignes de crédit, contre-garanties, commissions, et capacité à en émettre plusieurs en parallèle.

Pour choisir le bon niveau, une PME maître d’ouvrage doit raisonner en risque: complexité technique, criticité de l’ouvrage, nombre d’intervenants, et coût plausible de reprise de défauts.

 

Le montant de garantie doit être proportionné et cohérent avec les pratiques contractuelles, sans immobiliser une sécurité excessive.

 

Une PME entreprise de construction doit, elle, piloter sa capacité de cautionnement: sélectionner les chantiers, anticiper les besoins, et optimiser son dispositif financier.

 

Une mini-liste utile consiste à vérifier: type de garantie (première demande ou cautionnement), durée et conditions de libération, documents exigés pour appel, cohérence avec le contrat de travaux, et impacts sur la capacité financière.

Mage & Associés peut vous accompagner en clarifiant les mécanismes, en relisant les exigences de garantie dans les contrats, et en structurant un dispositif cohérent avec vos autres assurances de construction (RC, assurance travaux, protections juridiques).

L’objectif est d’éviter les garanties “mal rédigées” ou “mal dimensionnées” qui créent des litiges, et d’obtenir une sécurité utilisable, autant pour le maître d’ouvrage que pour l’entreprise exécutante.

Défaut après réception: comment la garantie évite le blocage

Exemple fictif réaliste, sur un projet de rénovation en Suisse romande.

Exemple fictif réaliste.

 

Une PME propriétaire rénove un étage de bureaux en Suisse romande.

 

Quelques mois après la réception, des infiltrations apparaissent autour de fenêtres.

 

L’entreprise qui a réalisé les travaux tarde à intervenir, puis annonce des difficultés financières.

 

La PME craint de devoir financer elle-même des reprises pour éviter une dégradation plus importante et des plaintes des occupants.

Le contrat prévoit une garantie de construction fournie par un assureur au bénéfice du maître d’ouvrage.

 

La PME documente le défaut: photos, rapports, constat des dates, et demande formelle de correction.

 

L’élément déterminant est la procédure: respecter les notifications prévues, établir que le défaut relève de l’exécution, et démontrer l’absence d’intervention dans les délais convenus.

 

La PME fait ensuite appel à la garantie, avec un dossier structuré et des devis de reprise.

La résolution est réaliste: après analyse, la garantie est mobilisée selon les conditions, permettant de financer une partie des travaux correctifs.

 

La PME organise la reprise avec un autre prestataire, puis clôture le dossier.

 

La leçon opérationnelle: une garantie utile n’est pas seulement un papier.

Elle doit être bien rédigée, alignée sur le contrat, et activable avec une procédure claire. C’est ce qui évite qu’un défaut post-réception devienne un blocage coûteux.

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