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Assurances techniques PME: couvrir machines, équipements et pannes

La panne critique: un risque sous-estimé dans les PME

Quand une machine s’arrête, tout s’arrête.

Une PME peut être parfaitement assurée contre l’incendie et le vol, et pourtant être fragilisée par une panne technique.

 

Une machine, une ligne de production, un serveur, un équipement médical ou un appareil de mesure peut tomber en panne de manière soudaine, sans événement “classique” assuré par l’assurance choses.

 

Les conséquences: coûts de réparation, pièces urgentes, sous-traitance, retards client, et parfois perte de données ou recalibrage.

 

Les assurances techniques visent à couvrir des dommages soudains et imprévus sur des équipements définis, selon le contrat, et peuvent être combinées avec une couverture de pertes d’exploitation.

 

À Genève et en Suisse romande, elles deviennent essentielles dès qu’un équipement est un goulot d’étranglement.

Trois risques majeurs couverts par une assurance technique

Là où la police “choses” laisse souvent un vide.

Bris de machine et dommages internes

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Une panne interne, un court-circuit, une rupture mécanique peut endommager l’équipement sans incendie ni vol.

 

Une assurance technique vise ce type de dommages soudains, selon le contrat.

 

Les exclusions liées à l’usure et à l’entretien sont un point central à vérifier.

Coûts de remise en état et pièces urgentes

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Réparation, remplacement, transport express, démontage/remontage: les coûts annexes peuvent dépasser la pièce elle-même.

 

Selon le contrat, certains frais peuvent être couverts, avec des sous-limites.

 

La documentation technique et les devis sont déterminants.

Pertes d’exploitation liées à la panne

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L’arrêt technique entraîne parfois des pertes de production et des frais supplémentaires.

 

Une extension “pertes d’exploitation” peut s’appliquer si la panne est un événement assuré, selon le contrat.

 

Les délais d’attente et la méthode de calcul varient.

Assurances techniques: couvrir le risque “panne” de façon réaliste

Le bon contrat reflète votre parc machines et vos dépendances.

Les assurances techniques regroupent des couvertures destinées à protéger une PME contre les dommages soudains et imprévus affectant des équipements techniques définis: machines de production, installations, appareillage électronique, équipements médicaux, systèmes de mesure, parfois infrastructures informatiques selon le produit.

 

Elles se distinguent de l’assurance choses classique, qui couvre surtout des événements externes (incendie, eau, vol) mais peut exclure ou limiter les pannes internes et les bris sans cause externe. L’objectif est de traiter le risque “panne”, qui peut être le premier facteur d’arrêt dans certaines entreprises.

Ce que couvre généralement une assurance technique est la réparation ou le remplacement de l’équipement assuré lorsqu’un dommage matériel résulte d’un événement soudain, accidentel et imprévu, selon la définition contractuelle.

 

Les contrats peuvent inclure des frais annexes: démontage, remontage, transport, ou certaines mesures d’urgence.

Dans certains montages, une extension pertes d’exploitation peut compléter l’indemnisation en couvrant une perte de marge ou des frais supplémentaires pendant la période de remise en état, si l’arrêt découle d’un dommage couvert.

Les points de vigilance se concentrent sur les exclusions, car elles définissent la frontière entre “panne assurée” et “maintenance”.

 

L’usure, la corrosion, les défauts d’entretien, les défauts progressifs, les défauts connus non corrigés, ou les erreurs de maintenance sont souvent exclus.

 

Certains contrats excluent aussi certains composants (pièces d’usure, consommables), ou appliquent des sous-limites. Les dommages purement immatériels, comme une erreur logicielle sans dommage physique, peuvent être exclus ou traités par des couvertures cyber ou IT spécifiques.

 

De plus, les exigences de prévention comptent: maintenance planifiée, registres d’entretien, contrôles périodiques, et respect des consignes du fabricant. En cas de sinistre, l’assureur demandera souvent des preuves: historique de maintenance, rapports de panne, diagnostics, devis, et parfois expertise.

Choisir le bon niveau de couverture demande une approche structurée. Première étape, établir un inventaire du parc technique: équipements critiques, valeur de remplacement, âge, disponibilité de pièces, dépendance à un fournisseur unique.

 

Deuxième étape, cartographier les scénarios d’arrêt: quelles commandes sont impactées, quelles pénalités ou contraintes existent, et quelles alternatives (sous-traitance, location, redondance) sont possibles.

 

Troisième étape, définir la politique de franchise: quelle part de coûts la PME accepte de supporter pour des petites pannes, et à partir de quel seuil l’assurance doit intervenir.

 

Quatrième étape, décider des extensions: pertes d’exploitation, frais supplémentaires, couverture de pièces urgentes, ou garanties spécifiques liées à votre secteur.

 

Une mini-liste utile consiste à vérifier la définition de l’événement assuré, la liste exacte des équipements couverts, les exclusions usure et entretien, les sous-limites de frais annexes, et les obligations documentaires de maintenance.

Mage & associés peut vous accompagner en analysant vos dépendances techniques, en identifiant les “points de blocage” de votre production ou de vos services, puis en organisant une revue de polices.

 

L’objectif est de transformer une assurance technique en outil de continuité: une couverture claire, un processus de déclaration prêt, et une politique de maintenance cohérente, plutôt qu’un contrat théorique qui laisse un vide au moment de la panne.

Panne d’une machine critique: réparation, sous-traitance, reprise

Exemple fictif réaliste, dans une PME industrielle en Suisse romande.

Exemple fictif réaliste.

 

Une PME en Suisse romande fabrique des petites séries avec une machine de découpe numérique qui représente un goulot d’étranglement.

 

Un matin, une panne interne provoque un dommage matériel sur un composant essentiel. Il n’y a ni incendie, ni vol, mais la production s’arrête immédiatement. Les délais clients deviennent critiques.

La PME déclare le sinistre à son assurance technique, en fournissant diagnostic, photos, historique de maintenance et devis.

 

Un élément déterminant est la preuve d’un entretien régulier, car le contrat exclut l’usure et le défaut d’entretien. L’assureur valide ensuite l’événement comme dommage soudain et imprévu, dans les limites contractuelles.

 

La PME engage une réparation urgente, et sous-traite temporairement une partie de la production pour limiter les retards. Les frais supplémentaires sont documentés, et une extension pertes d’exploitation s’applique selon les conditions.

La reprise se fait étape par étape: remplacement de pièces, tests, recalibrage, puis retour à la cadence normale.

 

La leçon opérationnelle: une assurance technique fonctionne quand le parc machines est bien déclaré, que la maintenance est documentée, et que le plan de continuité prévoit des alternatives réalistes.

 

L’assurance n’empêche pas la panne, mais elle évite qu’elle ne mette la PME à genoux.

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