
Assurance travaux de construction à Genève: protéger l’ouvrage pendant le chantier
Pendant les travaux, votre ouvrage est vulnérable
Un incident de chantier peut détruire des semaines de production.
Sur un chantier, l’ouvrage n’est pas encore “fini”, mais il a déjà une valeur.
Une tempête, un incendie, un vol de matériaux, un dégât d’eau, un dommage accidentel lors d’une intervention peut provoquer des reprises coûteuses et retarder la livraison.
Pour une PME, ces retards peuvent entraîner des pénalités, des coûts de financement supplémentaires ou une perte d’exploitation.
L’assurance travaux de construction vise à couvrir les dommages matériels à l’ouvrage en cours et aux matériaux, selon le contrat, et complète la RC maître d’ouvrage qui traite la responsabilité envers des tiers.
À Genève, avec des chantiers souvent contraints, elle sécurise le projet, à condition d’être calibrée au bon périmètre.
Trois risques majeurs pendant un chantier
Ceux qui génèrent reprises, délais et surcoûts.
Dommages accidentels à l’ouvrage en cours

Erreur de manutention, chute d’élément, dégâts lors d’une intervention: l’assurance travaux vise à couvrir ces dommages matériels, selon le contrat.
Les exclusions liées à la malfaçon et aux défauts de conception doivent être clarifiées.
Vol et
vandalisme sur chantier

Matériaux, câbles, outillage: les vols sur chantier sont fréquents.
La couverture dépend de conditions de sécurité (clôture, éclairage, stockage).
Une police bien cadrée définit ce qui est exigé et ce qui est indemnisé.
Événements naturels et dégâts d’eau

Pluie intense, inondation, tempête: ces événements peuvent endommager l’ouvrage et les matériaux.
Selon le contrat, la couverture varie et impose des mesures de prévention.
La gestion rapide et la documentation du sinistre sont déterminantes.
Assurance travaux de construction: couvrir l’ouvrage, pas la responsabilité
Un contrat efficace repose sur un périmètre bien défini et une prévention réaliste.
L’assurance travaux de construction, souvent appelée “assurance chantier” pour l’ouvrage, vise à couvrir les dommages matériels survenant pendant la réalisation de travaux, affectant l’ouvrage en cours, les matériaux et parfois certains équipements liés au chantier, selon le contrat.
Elle se distingue d’une responsabilité civile (RC maître d’ouvrage ou RC entreprises), qui traite les dommages causés à des tiers. Ici, l’objectif est de protéger le projet lui-même: lorsqu’un événement détruit une partie du travail réalisé, il faut financer les reprises et limiter les retards.
Pour une PME maître d’ouvrage, c’est un outil de sécurisation budgétaire du chantier.
Ce que couvre généralement l’assurance travaux inclut des dommages accidentels et soudains affectant l’ouvrage en construction, ainsi que des dommages aux matériaux sur site, dans les limites contractuelles.
Selon les produits, la couverture peut inclure des événements comme incendie, tempête, dégâts d’eau, vandalisme, et certains vols, mais la portée exacte dépend du contrat et des conditions de sécurité.
Des extensions peuvent aussi exister pour des frais annexes: déblai, mesures d’urgence, protection provisoire, ou parfois certains coûts de planification, mais ces éléments sont souvent plafonnés.
Les points de vigilance sont particulièrement importants, car les chantiers sont des environnements à risques, et les assureurs encadrent la couverture.
D’abord, les exclusions fréquentes: malfaçons, défauts de conception, erreurs de planification, usure, défaut d’entretien, ou dommages progressifs.
Le dommage accidentel peut être couvert, mais le “travail mal exécuté” n’est pas automatiquement pris en charge; certains contrats prévoient des extensions, mais il faut les négocier et les comprendre.
Ensuite, les conditions de sécurité contre le vol: clôture, éclairage, stockage, surveillance, et parfois exigences sur la mise hors d’eau hors d’air.
Troisième point, la définition du périmètre assuré: dates de début et fin, lieux, phases, et sous-traitants. Un chantier qui se prolonge ou change de nature doit être déclaré.
Quatrième point, les franchises et sous-limites: elles peuvent varier par événement, et des sous-limites peuvent s’appliquer sur certaines catégories de biens ou frais.
Cinquième point, les obligations en cas de sinistre: limiter le dommage, sécuriser le site, documenter, conserver les preuves, et déclarer rapidement.
Choisir le bon niveau de couverture nécessite une méthode simple. Commencez par définir le projet: budget, durée, techniques particulières, environnement urbain, voisinage, et exposition aux intempéries.
Ensuite, clarifiez qui assure quoi: maître d’ouvrage, entreprises, mandataires, et assureurs existants.
Puis, définissez le périmètre de l’assurance travaux: ouvrage, matériaux, stockages temporaires, et éventuellement transport sur site si prévu.
Une mini-liste utile consiste à vérifier: événements couverts, exclusions malfaçon et conception, conditions de sécurité, franchises, sous-limites sur frais annexes, dates de couverture, et procédure de déclaration.
L’assurance travaux de construction est particulièrement utile quand le chantier comporte des phases vulnérables: structure ouverte, installations techniques en cours, matériaux de valeur sur site, ou calendrier tendu.
Mage & associés peut vous accompagner par une analyse de risques chantier et une revue de polices, afin d’aligner la couverture sur la réalité du projet.
Le but est d’éviter deux écueils: une police trop faible qui laisse un reste à charge majeur, ou une police trop large et coûteuse qui ne correspond pas à votre risque réel.
Tempête et reprise de travaux: la différence entre “dommage” et “malfaçon”
Exemple fictif réaliste, sur un chantier en Suisse romande.
Exemple fictif réaliste.
Une PME réalise l’agrandissement de son atelier en Suisse romande.
Le chantier est en phase structure, encore partiellement ouvert. Une tempête provoque la chute d’éléments provisoires et l’infiltration d’eau, endommageant des matériaux et une partie des travaux déjà réalisés.
Le planning est menacé, car la remise en état doit être rapide.
La PME déclare le sinistre à l’assurance travaux de construction avec photos, météo, rapports d’entreprise, devis de reprise et chronologie.
L’élément déterminant est de distinguer ce qui relève d’un événement extérieur accidentel (tempête, infiltration) et ce qui relèverait d’une protection insuffisante ou d’une malfaçon. L’assureur mandate une expertise et examine les mesures de prévention mises en place.
La résolution est réaliste: la reprise des travaux est indemnisée selon le contrat, avec application de la franchise et validation des devis.
En parallèle, la PME renforce les protections temporaires pour la suite du chantier. Leçon opérationnelle: l’assurance travaux couvre l’accident, mais elle exige une prévention cohérente et une documentation précise. Préparer ces éléments avant le sinistre évite des débats longs au moment où le chantier doit avancer.

